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Georges présente le N° Grue !

Mesdames et Messieurs,

 

Voici un numéro pour prendre de la hauteur !

 

GEORGES GRUE_COUV 

DeS HiStOIres

Aurélien Débat et Susana Robledo décrivent un chantier haut en couleurs

Panpi et Gorri veulent savoir qui est le plus grand…

L’homme qui marchait sur les nuages ou l’histoire vraie d’un funambule citadin qui n’a pas peur du vide

L’Histoire à suivre : le premier épisode du mystérieux voyage d’un lémurien qui quitte son île natale de Madagascar, réalisé par Rauzy et Marta Ozel.

 

dEs JEuX

Oh c’est haut ! (Georges te fait découvrir les plus grandes constructions du monde…) illustré par Studio Muti

Pas de demi mesure ! (Un petit tour à Georgeville où l’architecte s’est emmêlé les pinceaux et
a besoin d’aide) illustré par Malena Arrighi

Un paper toy réalisé par Jean-David Minseroux avec une grande grue jaune (à télécharger par ici).

Attention chantier ! (où Simone et Georges sont invités à une surprenante fête déguisée…) illustré par Small Studio

Au boulot ! (où la voisine de Georges raconte la construction de sa maison) illustré par
Alexandra Pichard

Restons groupés (Il n’y a pas que des grues de chantier, mais aussi des grues cendrées !) illustré par Icinori

Un autographe s’il vous plaît ! (où une foule de gens attend une star de théâtre…) illustré
par Séverine Assous

 

DEs RuBRiQuEs

Quand j’étais petit, je ne voulais pas être docteur mais cordiste !

Bla Bla Bla… LE GREC MODERNE

Bricolage LA TOISE POUR SE MESURER

TchiTcha ! SPIDERMAN (2002)

Cuisine LES BRICKS

 

Pour feuilleter quelques pages, cliquez sur l’image ou par ici > un extrait 

 

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Georges vous souhaite des belles lectures et vous donne rendez-vous le 14 novembre 2014 pour la sortie du prochain numéro !

Georges présente le N° Sardine !

Mesdames et Messieurs,

 

Voici un numéro chatoyant pour buller tout l’été !

 

 

COUV SARDINE

 

DeS HiSToiReS

 

Isabel Minhós Martins et Madalena Matoso nous font nager en boule et en bandes !

Panpi & Gorri construisent un vaisseau qui sent l’ail…

Île était une fois Robinson Crusoé ou l’histoire vraie d’un marin abandonné sur une île pendant
4 ans…

L’Histoire à suivre : le dernier épisode de Il était une forme, réalisée par Cruschiform et Gazhole avec Hansel, Gretel et le redoutable Barbe-Bleue.

 
 

DeS JeuX

 

C’est dans la boîte ! (Soizic, une cousine de Georges collectionne les boîtes et t’invite à découvrir les étonnantes collections de ses amis) illustré par Aurore Petit

Levez les filets ! (Dessine des sardines aux motifs géométriques et colorés) illustré par Stéphanie Lasne

Un paper toy réalisé par Jean-David Minseroux avec 2 belles sardines (à télécharger par ici).

Mordre à l’hameçon… (Rendez-vous avec la boulangère de Georges qui parle comme une poissonnière !) illustré par Stéphanie Lasne

Rouler en boule (où l’on se retrouve en boîte avec des sardines très chics) illustré par Mügluck

Tata Yoyo (La tante de Georges part en vacances avec sa tente et oublie les sardines…!) illustré par Wassim Boutaleb J.

Hého matelot  (Un petit tour à Marseille où la sardine a bouché le port.) illustré par Michoucas Design

Poisson Frais ! (Georges et Simone vont chez le poissonnier, à toi de compter !)

 

DeS RuBRiQueS

 

Quand j’étais petit, je ne voulais pas être chanteur mais MARIN !

Bla Bla Bla… L’ARABE

Laboratoire LE SOUS-MARIN

TchiTcha ! À L’ABORDAGE (1952)

Si j’avais un marteau (ou pas) LA PÊCHE À LA LIGNE

 

Pour feuilleter quelques pages, cliquez sur l’image ou par ici > un extrait

 

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Georges vous souhaite des belles lectures et vous donne rendez-vous le 15 septembre 2014 pour la sortie du prochain numéro !

 

 

Interview exclusive !

(réalisée dans le cadre d’Une Saison Graphique 2014)

 

BONJOUR

 Au fait, connaissez-vous Georges ?

 

Georges, c’est le magazine pour enfants créé par les Éditions Grains de Sel il y a bientôt 4 ans.  Avec son ton, ses choix graphiques, son univers, son second degré… Georges fait souffler un vent de fraîcheur sur le paysage de la revue pour enfants. Rencontre avec Anne-Bénédicte Schwebel, directrice de publication, et Stéphanie Lasne, directrice artistique.

 

Racontez-nous d’où vient Georges, quelles sont ses origines ?
ABS : Georges est né en 2011 et il a été créé par une maison d’édition spécialisée dans le domaine de l’enfance. Depuis 14 ans, nous éditons Grains de Sel, un magazine dédié aux familles de la région lyonnaise, qui décrypte avec passion l’actualité culturelle. Il y a un fil conducteur, un trait d’union, entre Grains de Sel et Georges dans la façon de considérer l’enfant, de lui proposer des lectures à la hauteur de sa créativité et de son exigence.

La création de Georges répondait-elle à un besoin ?
ABS : Oui. D’une part, je voulais profiter de notre expérience pour faire éclore un magazine où se développe notre créativité de manière moins contrainte que dans Grains de Sel. D’autre part, il n’existait pas pour nos enfants de beau magazine, à l’image de ceux qui nous plaisent en tant qu’adultes. La plupart des titres pour enfants émanent des mêmes groupes, avec des recettes similaires, souvent assez « marketées » et avec un traitement graphique qui n’a pas été beaucoup renouvelé ces dernières années.

À qui s’adresse Georges ?
ABS : Aux lecteurs curieux de 8 à 12 ans, ainsi qu’aux plus grands qui aiment le graphisme, l’illustration et qui reprennent goût à des jeux d’enfants.

Pourquoi avez-vous choisi ce prénom ?
ABS : Ce prénom Georges contenait en substance les caractéristiques du projet que nous imaginions : le côté intriguant et décalé, une personnification apportant une dimension affective et une complicité possible. Pour moi, par exemple, c’est un majordome chic et pince-sans-rire qui emmène les enfants dans son drôle d’univers. D’ailleurs, beaucoup de lecteurs qui nous écrivent s’adressent à Georges directement. Ce prénom a aussi un côté rétro que l’on retrouve dans les expositions que nous créons, toujours teintées d’une esthétique années 50-70.

Georges se démarque des autres magazines destinés aux enfants, il est emblématique de la nouvelle illustration contemporaine, qu’est-ce qui fait sa singularité ?
ABS : D’abord, il est totalement illustré et surtout, il repose sur des choix graphiques et esthétiques qui ne cherchent absolument pas à « faire enfant ». Je tenais à ce que nous concevions une belle revue, qui emmène les enfants sur des territoires graphiques différents de ceux dont ils ont l’habitude. Ainsi, nos doubles pages uniquement couvertes de motifs géométriques sont plus qu’une respiration, c’est un signal fort de l’univers de Georges, tout comme le travail sur la typographie et le rubriquage. C’est un ovni qui s’apparente davantage aux bookzines*. Un magazine alternatif, sans aucune publicité, qui s’affranchit des contraintes commerciales, et qui choisit une esthétique qui n’est connotée ni fille ni garçon.

SL : Il faut dire aussi que Georges ne porte pas de numéro mais un picto. Vous trouverez par exemple un N° Éléphant, un N° Pomme ou encore un N° Chaise. Ce thème est le fil conducteur du magazine et il permet à chaque numéro d’être différent des précédents.

Qu’est-ce qui vous inspire dans les choix de ces thèmes ?
SL : Cela peut être aussi bien une envie graphique, imaginer ce que va rendre ce thème en picto et comment le décliner sur la couverture, que celle de parler d’un univers. En tout cas, sachez que même les pistes les plus farfelues sont étudiées de très près…

Mais, au fait, qui conçoit Georges ?
ABS : Le magazine est conçu en interne par une petite équipe, de façon très collaborative, comme tout ce qui est fait par les Éditions Grains de Sel. Son noyau créatif, son humour et sa patte unique résultent de l’univers de Stéphanie. Elle a une forte originalité, beaucoup d’humour et une grande exigence. En plus d’être graphiste, elle conçoit les jeux et illustre une partie importante du magazine. Autour d’elle, chacun apporte un éclairage et une valeur ajoutée.

Pouvez-vous nous parler des rubriques qui constituent chaque numéro ?
SL : Après le choix de ce fameux thème : moustache ou sardine, trompette ou machine à laver, on se penche sur le sommaire. Georges est composé de 3 parties, contenant chacune des rubriques récurrentes.

D’abord, il y a la partie des histoires qui commence avec « l’histoire longue ». À chaque numéro, nous la confions à un auteur-illustrateur différent et bien inspiré par le thème. Ensuite, Georges interviewe un des personnages de cette histoire, comme si celle-ci était un film où il avait joué un rôle. On appelle ça les « comédiens d’histoire » et parfois, ils ont un peu la grosse tête…
« L’histoire courte » est une BD avec Panpi et Gorri, 2 chiots, cousins de surcroît, qui trouvent toujours des occupations assez sottes, mais rigolotes (comme par exemple kidnapper un géranium).
« L’histoire vraie » raconte une invention ou l’histoire d’une personne ayant réellement existé.
« L’histoire à suivre », quant à elle, est composée de 4 épisodes, à suivre sur 4 numéros. C’est une des rubriques les plus récentes de Georges, même si nous voilà déjà au dernier épisode de la saga Il était une forme  (histoire d’un prince charmant, plutôt carré, qui croise tout un tas de personnages de contes en drôles de formes).
La 2e partie comprend 6 jeux qui tournent autour de la thématique du numéro et sont confiés à des illustrateurs différents. C’est l’occasion de revisiter les labyrinthes, mots mêlés, jeux des 7 différences… mais aussi des jeux où il faut écrire, dessiner, classer, observer… En bonus, au milieu du magazine, il y a toujours un paper-toy inédit à découper et fabriquer.
Enfin, la 3e partie : les rubriques-à-brac comportent des fiches où l’on apprend différentes choses… Une vraie personne nous parle de son métier, puis un cours de langue étrangère express nous permet d’apprendre par exemple à dire « T’as de beaux yeux » en turc. En sciences, le laboratoire de Georges explique comment fabriquer des volcans, des nuages ou encore des bulles géantes. Au cinéma, on trouve les dialogues d’une scène de film à rejouer à la maison, comme une pièce de théâtre. Et pour finir, on ajoute toujours une rubrique bricolage ou cuisine.

On sent que vous prenez beaucoup de plaisir à l’imaginer… Qu’appréciez-vous le plus dans Georges ? Quelle étape préférez-vous ?  
SL : Un peu tout ! Choisir le thème est très amusant, puis faire des recherches autour de celui-ci pour nourrir les différentes parties du magazine est très intéressant. Commander les illustrations à des personnes dont on admire le travail est un peu impressionnant… et lorsqu’on reçoit les images, c’est très excitant !   

Les illustrateurs qui participent au magazine Georges viennent de tous horizons…
ABS : Tout à fait. On retrouve dans les pages de Georges des illustrateurs pour lesquels nous avons un coup de cœur et dont nous avons envie de faire cohabiter les styles.
Il s’agit à la fois d’auteurs déjà reconnus, mais aussi de jeunes illustrateurs talentueux pour lesquels Georges est la première publication. Ils nous contactent parfois de l’autre bout du monde et nous sommes à la fois très honorés mais aussi curieux de savoir comment ils ont eu connaissance de l‘existence de Georges. Parmi nos collaborateurs, on retrouve aussi des graphistes, des typographes, des designers. Tous ont en commun des univers graphiques affirmés et hauts en couleur.
C’est ce qui fait la richesse du magazine. Nous mettons souvent ces illustrateurs en situation de contrainte pour rentrer dans la ligne éditoriale du magazine, tout en leur offrant une grande liberté créative, car nous avons le plus grand respect pour leur travail.

À votre avis, qu’est-ce qui plaît le plus aux enfants chez Georges ?
ABS : Sa façon particulière de s’adresser à eux, de toucher la sensibilité spécifique de cette tranche d’âge-là. Georges stimule la curiosité, invite à réfléchir et à sourire. Il n’est pas tape-à-l’œil mais possède une grande richesse visuelle et plusieurs niveaux de lecture. C’est ce mélange original qui suscite l’intérêt et le fait que lorsqu’ils parcourent Georges, les jeunes lecteurs n’ont pas l’impression qu’on les prend pour des imbéciles. Quant aux parents, ils ont le sentiment de mettre un magazine de qualité entre les mains de leurs enfants et prennent tout autant de plaisir à le lire.

Comment est née l’idée de l’exposition « Chez Georges », présentée au Havre cette année ?
ABS : Lorsque l’équipe du réseau « Lire au Havre » nous a sollicités pour nous confier le projet lié à la jeunesse présenté dans le cadre de l’édition 2014 du festival « Une saison graphique », nous étions vraiment très honorés et excités par cette aventure. Nous avons élaboré un projet artistique original et interactif, dans le prolongement de Georges. Ce fut un réel plaisir de travailler main dans la main avec toute cette équipe séduite par Georges et qui s’est approprié le projet avec beaucoup d’enthousiasme. L’exposition est ainsi une invitation à entrer de plein pied dans l’univers du magazine : « Chez Georges », on dessine, on observe, on lit, on déduit, on joue… Tout un programme !

Que peut-on souhaiter à Georges ?
ABS : Le magazine continue à grandir, nous avons depuis septembre fait évoluer la formule (Georges est plus grand et il a plus de pages), mais faire vivre un projet ovni comme celui-ci, qui plus est porté par une petite maison d’édition indépendante comme la nôtre, n’est pas si facile ! Augmenter notre tirage serait bien sûr la meilleure chose qui puisse nous arriver et c’est la raison pour laquelle nous ne ménageons pas nos efforts pour continuer à faire connaître Georges un peu partout, comme à l’occasion de ce festival au Havre.

Propos recueillis par Blandine Dauvilaire.

*Publication entre le livre et le magazine.