Auteur Archives: Stephanie

1 activité par jour avec Maison Georges

Chers parents, chez Georges nous pensons fort à vous avec votre joyeuse marmaille à la maison. Alors, chaque jour, nous vous donnons rendez-vous avec une activité gratuite à proposer à vos enfants ou à faire avec eux ! Des bricolages, recettes de cuisine, coloriages, expériences, exercices de yoga ou de gym, paper-toys… issus d’anciens numéros de Georges et de Graou et que nous sommes très heureuses de partager !
Vous pouvez télécharger les activités ici.
Prenez soin de vous toutes et tous !

L’interview de Camille Jourdy (N° Caméléon)

Georges a rencontré Camille Jourdy, la créatrice de la bande dessinée Les Vermeilles (éditions Actes Sud). Cet album a été élu « meilleure BD » par les enfants du jury du Salon du livre de Montreuil et il a aussi reçu le prix jeunesse du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême. Voici l’interview en entier !

 

Jo part à l’aventure dans la forêt et elle rencontre tout un monde de petites créatures, est-ce une histoire que tu as imaginée pour tes enfants ?

Oui, un peu. J’ai commencé à noter des idées pour cette histoire quand ma fille aÎnée était petite. On avait fait une promenade en forêt et je l’avais dessinée qui jouait avec ses petites figurines, j’avais alors eu envie de raconter l’histoire d’une petite fille qui allait vivre des aventures dans un monde fantastique. Quand j’ai eu mes enfants, j’ai eu l’impression de re-parcourir le monde de l’enfance. Je faisais découvrir à mes filles tout ce que j’avais aimé quand j’étais petite : les livres, les films et les dessins animés, les jeux…
C’est un livre sur l’enfance.

Les personnages que Jo rencontre font penser à des héros de contes et il y a même des jouets (les petits poneys, les petits chevaux…) ou des films comme L’Histoire sans fin ou des dessins animés comme L’Inspecteur Gadget, pourquoi écris-tu une histoire imaginaire avec de « vraies choses » ?

Il y a toujours des « vraies choses » même dans les histoires imaginaires ! Je m’inspire toujours de ma vie et de ce qui m’entoure. Pour les films et les jouets, ils ne sont pas vraiment dans mon livre mais comme ils m’ont « accompagnée » pendant l’écriture, je pense que l’ambiance général du récit peut faire penser à certains films. Parfois je ne m’en rends même pas compte…

Jo ressemble à une petite fille d’aujourd’hui, elle boude, s’énerve, vit avec les deux filles de la nouvelle amie de son papa…  C’était important pour toi de partir d’une vraie situation ?

Oui. Même si l’histoire se passe dans un monde fantastique je trouve cela important que l’on puisse s’identifier aux personnages, ou même aux animaux, comme Maurice le renard ou Pompon le chien. Ils ont de vraies personnalités et vivent de vraies émotions. Ce livre raconte, au travers d’un voyage hors du monde réel, l’histoire d’une petite fille qui grandit. Et ça, c’est complètement réel !

Jo n’a jamais peur mais cette aventure va la changer. C’est à la fois une histoire d’aventure et un conte ?

Oui, c’est une sorte de conte initiatique. Jo part de chez elle en colère. Au début, elle est plutôt inconsciente et insouciante, elle parle tout le temps et fait la maline. Et puis au fur et à mesure des épreuves, elle change. Il y a quand même des moments où elle a peur comme dans la maison abandonnée où elle ne veut pas dormir toute seule dans le noir. Elle se rend compte qu’elle a encore besoin de ses parents, et que grandir, c’est peut-être aussi accepter que l’on est encore un enfant et que l’on a besoin des autres…

Comment et où dessines-tu ? 

Je dessine tout à la main (sans ordinateur). Je fais un petit crayonné sans appuyer et je repasse avec un stylo noir fin. Ensuite je peins. Ici, j’ai utilisé une peinture qui s’appelle de l’acrylique mais je l’ai utilisée comme de l’aquarelle, c’est-à-dire en mettant beaucoup d’eau.
Je travaille chez moi sur mon bureau.

Combien de temps as-tu mis pour écrire et dessiner ?

J’ai commencé à noter les premières idées il y a 6 ou 7 ans, mais sans vraiment travailler sur le livre. Un jour je me suis dis que j’avais noté assez d’idées et que je pouvais commencer à construire l’histoire et la dessiner. À partir de ce moment là, ça m’a pris environ un an et demi.
C’est très long de faire une BD, en plus parfois je recommence des planches quand je trouve qu’elles ne racontent pas bien l’histoire…

Tu travailles déjà sur un autre projet ? Est-ce que Jo va grandir et vivre de nouvelles aventures ?

En ce moment, je travaille avec une autre autrice de BD qui s’appelle Lolita Sechan. Nous allons écrire et dessiner le livre toutes les deux !  Il y aura deux personnages dans ce livre : Bartok, une petite taupe, qui est un personnage créé par Lolita et avec lequel elle a déjà fait d’autres livres. Et Nouk, la petite fille chat qui est dans ma BD Les Vermeilles. Nous avions envie de mélanger nos deux univers. C’est la première fois que je travaille comme ça et cela me plaît beaucoup !

Propos recueillis par Anne Bensoussan pour Georges N° Caméléon.

L’interview d’Alex Cousseau et Charles Dutertre (Georges N°Fête foraine)

Georges a rencontré l’auteur Alex Cousseau et l’illustrateur Charles Dutertre, qui publient ensemble l’album La Route du lait grenadine (éditions du Rouergue). Voici l’interview en entier !

 

Votre duo a déjà travaillé ensemble, comment est venue l’idée de La Route du lait grenadine

Alex – Avant l’idée, il y a eu l’envie d’écrire en s’inspirant des images. C’est un défi que nous nous sommes lancés : Charles dessine, j’écris ensuite. Pour que cela fonctionne, on s’est mis d’accord sur une idée de départ assez simple. Une course. Avec des concurrents et leurs drôles de machines, une ligne de départ, des épreuves, et une ligne d’arrivée. La Route du lait grenadine  c’est une version de la Route du Rhum pour les enfants.

Charles – Chaque livre est un jeu dont on invente les règles. Il faut que l’on s’amuse. Ici, pas de texte au départ, je pouvais faire ce que je voulais avec le dessin. C’était pour moi un vrai bonheur d’illustrateur.

Les personnages ont des points communs avec ceux de La Brigade du silence (que vous avez aussi réalisé ensemble) : les yeux, la taille, les casquettes de Peaky blinders…, c’est une sorte de suite ?

Alex – Pas vraiment une suite, mais disons que La Brigade du silence aurait pu participé à cette course. J’imagine qu’ils auraient fait beaucoup de bruit !

Charles – Je fonctionne beaucoup par cycle, en ce moment je suis plutôt dans un dessin très fin avec beaucoup de hachures. C’est le style que j’avais trouvé pour La Brigade du silence et je l’ai gardé pour La Route du lait grenadine. Mais le prochain album sera complètement différent.

Comment se passe la rencontre entre un auteur et un illustrateur ? Faut-il être amis ?

Alex – Comme toute rencontre, ce sont souvent les hasards de la vie qui font se rencontrer un auteur et un illustrateur. Et puis vient (ou pas) l’envie d’essayer de jouer ensemble à faire un album. Avec Charles, je crois que nos sensibilités et nos univers se plaisent bien. Ce qui est une définition possible de l’amitié. D’album en album, notre complicité devient de plus en plus évidente.

Charles – Je n’arrive pas expliquer pourquoi cela fonctionne. On échange beaucoup lors de la conception, mais chacun est autonome dans sa création. On peut très bien travailler ensemble sans être amis, mais c’est beaucoup plus facile quand on l’est.

Charles, il y a des petits personnages et vraiment beaucoup de petits objets, avez-vous tout dessiné à la main ? Même toute la forêt ?

Charles – Je dessine tout à la main, y compris la forêt, sur des feuilles séparées. Ensuite je place les dessins sur ordinateur. Parfois, je triche un peu, j’utilise plusieurs fois la même fleur ou le même arbre. J’adore dessiner les objets, et j’en collectionne beaucoup. J’aime dessiner les parapluies et les chaussettes ! Tiens, je pourrais commencer une collection de chaussettes !

S’il y a autant de petits détails, est-ce parce que l’auteur le demande ? Qui a inventé les noms loufoques des machines et des personnages ?

Alex – Les petits détails, c’est l’univers de Charles. Je crois qu’il adore ça. Et moi aussi. Il y en a partout dans ses carnets de croquis, j’adore les feuilleter, j’ai l’impression d’ouvrir des tiroirs qui débordent de vie. Les noms loufoques des personnages, c’est plutôt moi. Un nom raconte déjà beaucoup de choses, je trouve important de les choisir avec soin. Dès le début, ça donne le ton, l’ambiance de l’histoire.

Charles – Je me suis vraiment concentré sur le dessin des personnages et leurs représentations ! et avec leurs noms, trouvés par Alex, les personnages prennent vie !

Pourquoi la couleur des pages changent au fur et à mesure ?

Charles – Je tente de donner du sens à la couleur. ici on doit sentir l’évolution de la journée. La durée de vie d’un insecte est très courte, donc leur course aussi : une seule journée. Je voulais montrer l’évolution de cette journée par la couleur !

Toutes les machines sont pleines d’engrenages, de vis, d’hélices… on dirait des objets recyclés… Il y a même un économe, un peigne, des boutons, des chaussettes… c’est très amusant de découvrir tout ce qui compose les machines. Est-ce amusant aussi pour vous de les dessiner ? Êtes-vous bricoleur ? Combien de temps avez-vous mis ?

Charles – J’aime beaucoup les dessiner et surtout trouver des nouvelles idées d’objets. Je suis plutôt un bricoleur de la dernière chance, je répare les objets cassés ou les mécanismes… sinon c’est la poubelle. J’aimerais me donner du temps pour fabriquer des machines, mais je n’y arrive pas. C’est pour ça que je les dessine !

 

Propos recueillis par Anne Bensoussan pour Georges N° Fête foraine.

Gaëlle Alméras et le Super week-end de l’espace dans les bibliothèques de Lyon

Dans le cadre de l’Automne des Gones dédié à la découverte de la bande-dessinée, le réseau des bibliothèques de Lyon organise des rencontres avec des auteur·e·s autour de leur métier.
C’est l’occasion de venir découvrir l’univers original et poétique de Gaëlle Alméras, auteure et illustratrice lyonnaise. Passionnée d’art, de sciences et notamment d’astronomie et de nature, elle a eu l’idée de partager ses connaissances et ses anecdotes avec les jeunes lecteurs en leur proposant un album original, à la fois ludique et pédagogique, à mi-chemin entre la bande dessinée et l’ouvrage documentaire.

Le Super Week-end de l’espace, édité par Maison Georges, s’expose  également sur les murs de la bibliothèque de Gerland jusqu’au 9 novembre. C’est aussi l’occasion de découvrir quelques étapes de création d’une bande dessinée (crayonnés, encrage…).